LOI LITTORAL, quand les élections approchent… !

A chaque fois que des échéances électorales pointent le bout de leurs urnes, c’est la même rengaine…On s’empresse de saisir tel ou tel texte de loi, telle ou telle navette parlementaire, au Palais Bourbon comme au Palais du Luxembourg pour sortir l’arme de destruction massive : La Loi Littoral

On pourrait dire que c’est de bonne guerre mais au bout de quelques tentatives échues, l’heure est à la grimace et au sourire jaune

Et sans mauvais populisme ni une once de dégagisme…on aurait tendance à dire TOUS PAREILS !

Ici ou ailleurs, c’est-à-dire au Lavandou comme à Dinan, la Loi Littoral enquiquine, fait faire des cauchemars à nos élus locaux bien conscients que l’urbanisme et ses amplitudes préélectorales créent des intentions de vote favorables ou pas.

Le combat que je mène pour faire respecter la Loi Littoral est périlleux pour maa trajectoire politique car il pourrait me faire passer pour un « égologiste » frustré, un de ces propriétaires qui marque son pré carré en faisant valoir le droit pour s’éviter un voisinage trop bruyant, trop visible….

Non, mon combat pour cette Loi Littoral à l’initiative de Jacques Chirac, qui, je le rappelle, a été voté en 1986 par les deux assemblées, est ailleurs.

Il est cet air de liberté qui se veut garant de ce fabuleux trait de côte où se rencontrent la Mer et la Terre, là –oui- justement où la vie est sortie de l’eau il y a des millions d’années pour s’ancrer durablement à l’air libre, là où Colbert et ses successeurs ont administré la libre circulation, là aussi où les enfants jouent sur le sable et où les laisses de mer viennent conforter la dune, là encore où demain il faudra sans doute reculer nos ouvrages d’hier pour permettre à l’activité humaine de demeurer malgré le dérèglement climatique. Là enfin où parce qu’il ne s’agit pas de couleur politique, la Loi Littoral a gagné le cœur des Françaises et des Français qui la reconnaissent comme un outil de préservation du bien commun qui permet entre autres à nos côtes de demeurer parmi les plus belles du monde et d’attirer les touristes émerveillés !

« Sur toutes les plages du monde, sur toutes les plages y a des mômes, Qui font signes aux bateaux Sur toutes les plages de tous les coins, y a des mômes qui tendent la main Aux navires de pas-sage »

Jean-Laurent Félizia

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Une fine histoire de particules

Qu’il fait bon en semaine ou le dimanche d’humer l’air de notre commune, en ces temps de parfums délicats de mimosas, de premiers frésias, de toutes ces fleurs annonçant le printemps presque là…
A s‘y méprendre on aurait presque envie de s’alanguir. Mais point trop n’en faut !
En effet, culturellement ou traditionnellement selon la manière de voir les us et coutumes,
les multiples feux de jardins viennent noircir le tableau des fragrances.
On nous dit qu’ils ont toujours eu lieu, et que ce ne sont que quelques brindilles qui flambent comme pour, eux aussi, annoncer la sortie des jardiniers aux premières températures clémentes.
Je me garderai bien de faire passer un message écolo car ici le sujet dépasse cette seule matière occulte, il s’agit de santé publique.
Si les feux de jardin n’ont aucun lien direct avec le dérèglement climatique (ce serait trop simpliste), ils ont, en revanche, un impact sur la qualité de l’air au travers des particules fines qu’ils dégagent via les PM10 (particules imbrûlées dont le diamètre est inférieur à 10micromètre) considérées comme au moins aussi toxiques pour la santé respiratoire à court terme que les PM10 de source urbaine (Avis de l’ANSES de Mai 2012).
Pourtant par arrêté du 16 Mai 2013, le Préfet du Var interdisait « toute l’année sur l’ensemble du Département du Var le brûlage à l’air libre des déchets verts produits par les particuliers, les professionnels et les collectivités locales ».
Il y a de quoi s’étonner de voir encore ici et là des colonnes de fumée s’élever comme autant de camps indiens célébrant l’équinoxe de Printemps alors que nous savons aujourd’hui faire autrement par l’enlèvement des déchets via la société qui offre cette prestations en vidant les containers verts distribués sur toute la commune. Il y a encore mieux à faire en utilisant cette biomasse comme autant de matière organique à fournir à la terre comme un juste retour produit du règne végétal.

Enfin à celles et ceux qui voudraient arguer que ces feux sont bien moins préjudiciables que d’autres sources de pollutions, il n’en est rien puisque brûler 50Kg de déchets verts équivaut à rouler 18.400km avec un véhicule récent à essence ou 5.900km avec un véhicule diesel récent ou encore se chauffer pendant trois mois avec une chaudière à fioul performante.
Car en tout état de cause les feux de jardins et l’émission de leurs particules fines sont pour partie la cause de 55 000 décès prématurés par an soit 5 % des décès par an, réduisent de 9 mois en moyenne l’espérance de vie et sont à l’origine de maladies ou d’insuffisances respiratoires.

Notre commune doit être à la hauteur d’un enjeu local et impérieux, protéger ses administrés contre tout risque de santé publique.

Jean-Laurent Félizia

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La Terre Promise ?

Samedi 16 Décembre 2017, le Soleil est porté par un vent mistralien et partout dans ce paysage des restanques à Saint-Clair, comme des marguerites écloses au parfum d’Antan,
courent et se faufilent les enfants du Lavandou, tous réunis pour consacrer leur arbre,
celui qu’ils ont planté, le montrer à leurs ainés, à leurs copains, à leurs parents.

C’est une forme de liesse à laquelle la Ville Heureuse s’associe avec allégresse tant
nous aurons supporté ce projet comme un réel investissement sur le futur !

Pensez donc aux symboles…Quand hier nos aïeux plantaient un arbre pour le transmettre, ce désormais sacré Samedi 16 Décembre, les enfants arboraient de leur acte de jardinier du futur, la posture de médiateur du temps et l’espace. A qui son olivier, son plaqueminier (kaki), son « miougranié » (Grenadier), son poirier, son amandier, pour refaçonner cet espace qui fut agricole et qui demeure désormais patrimoine collectif.
Quand la noria aura reconquis ses lettres de noblesse, ce lieu, si cher aux arpenteurs de ces terres, les Arlaud, Buzchiazzo, Conti et Vassallo, aura retrouvé sa place dans une trajectoire liant l’inconscient collectif.
Oui ! Saint-Clair est bien un hameau où il fait bon vivre et où tout arbre des mains sans cal planté, rassemble à présent le cœur des Lavandourains…

Mais ces racines qui prennent date ne doivent pas éluder la nouvelle année qui commence, les lumières des lampions de la fête qui peu à peu s’éteignent et certaines et certains d’entre nous
qui n’ont pas cette belle chance du foyer universel, s’étant retrouvé seuls, souffrant et quelquefois trop loin d’une veillée.

André Viale et moi-même souhaitons adresser une pensée affectueuse à ces personnes qui souvent n’ont plus cours à l’expression joyeuse des moments de retrouvailles.
Qu’elles puissent trouver auprès de notre collectivité et de ses bonnes âmes, tout au long de 2018, un brin d’espérance pour revigorer leur en foi en l’autre. Dans la Rome antique, Noël était fêté pour ses «Saturnales», les femmes et les hommes parcouraient alors la ville avec au cou autant de guirlandes que de cadeaux qu’ils offraient. La symbolique s’inscrivait dans l’espoir de transmettre la vitalité et de se souhaiter le meilleur après le solstice d’Hiver.
Que diriez-vous -entre nous- si ces fruitiers plantés en 2017 par des mains innocentes comme autant d’arbres de Noêl étaient juchés sur les bancaous de Saint-Clair, pour semer l’air nouveau d’une Vie commune apaisée et d’une commune Vive partagée en 2018 ?

Bonne et Heureuse Année 2018 à toutes et tous !

Jean-Laurent Félizia

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Brigitte Vanborre passe la main !

Que personne ne s’émeuve, ni clash, ni ras-le-bol, la démission de Brigitte Vanborre était prévue depuis le début du mandat en Mars 2014. En effet avec mon équipe, il avait été décidé que les éluEs de la Ville Heureuse se relaieraient en cours de mandature. Je tiens personnellement à remercier Brigitte Vanborre pour sa loyauté d’avoir respecté cet engagement et pour la pugnacité et l’assiduité dont elle a fait preuve durant ces quatre années à siéger au sein de l’assemblée municipale et dans les commissions où elle portait la parole de notre groupe conformément aux grandes lignes qui avaient présidé notre candidature.

Andrée Viale est donc arrivée et a pris ses fonctions lors du Conseil Municipal du 4 Septembre dernier. A la demande du 1er magistrat et avec le responsable du groupe Cap 2020, nous nous sommes mis d’accord pour recomposer les commissions d’instructions et observer la représentativité des trois groupes élus en 2014 en tenant compte de l’arrivée de Mme Viale. Cette dernière a déjà occupé les fonctions de Conseillère Municipale lors de précédent mandat et je sais qu’elle saura mettre au service de notre groupe son expérience d’élue.

Lors du Conseil Municipal du 18 Septembre dernier, les commissions ont donc été remaniées pour fonctionner selon un mode de répartition correspondant aux résultats acquis en Mars 2014.

Pour mettre un terme à toute interprétation mais aussi à toute polémique, je précise que l’un des colistiers de la Ville Heureuse a fait le choix personnel de quitter notre groupe en décembre 2014 et que si j’ai regretté sa décision pour le simple fait que je lui avais accordé une confiance absolue pendant la campagne des municipales de 2014 en lui déléguant notamment le financement de notre projet , je n’ai pas souhaité engager avec insistance de démarche pour qu’il démissionne. Il siège toujours et ne représente que lui-même alors qu’il était candidat pour la Ville Heureuse. A l’occasion de cette recomposition des commissions, c’est tout naturellement que je n’ai pas proposé sa candidature au nom de notre groupe. Il n’y avait par-là aucun esprit revanchard mais juste la nécessité factuelle de faire respecter le Groupe que je conduis et qui représente 24,08% des voix exprimes le 23 Mars 2014.

Après cet épisode sans grande impact sur le destin de notre commune, nous reprenons ainsi notre bâton de pèlerin pour œuvrer en faveur de l’intérêt général pour ce qui constitue la deuxième moitié de ce mandat. Que les Lavandourainnes et Lavandourains sachent qu’ils peuvent, comme ils l’ont fait à maintes reprises, nous interpeller et nous solliciter pour débattre de sujets inhérents à leur quotidien ou pour des problèmes qu’ils rencontreraient dans des contextes susceptibles d’être améliorés.
Pour se faire qu’ils n’hésitent pas à nous écrire par mail à ecojlf83@free.fr.
Nous sommes là pour le Lavandou et surtout pour celles et ceux qui le construisent tous les jours avec passion et bienveillance.

Jean-Laurent Félizia

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La Mer monte malgré un nouveau PLU !

Le Lavandou est désormais doté d’un PLU révisé après un long parcours administratif, démocratique et consultatif. Cette révision intervenue essentiellement après la promulgation
de la Loi ALUR respecte l’économie générale d’un outil d’urbanisme auquel il manquera peu pour s’accorder aux contextes impérieux de l’aménagement de notre territoire.
Car s’il faut reconnaître que si la loi ALUR était nécessaire pour des contextes urbains denses afin de limiter l’étalement urbain, la révision du PLU sur notre commune évite de combler les espaces de respiration entre les hameaux qui maillent le territoire et plantent ainsi un décor aéré pour les années à venir.

Pour autant, lors des débats qui se sont déroulés pour porter le projet de révision avant l’enquête publique et jusqu’au dernier Conseil Municipal, il fut souvent question de projeter
une limite littorale liée aux risques de submersion marine en quatre endroits stratégiques
afin de réduire les risques de contentieux pour les espaces bâtis depuis le point 0 marin jusqu’à l’altitude 2.00m, niveau prévu d’être sous les eaux d’ici 2100.

Même si ce geste n’a rien de limitatif sur le plan administratif, il est important de le mentionner comme les prochaines visions politiques à adopter avec les risques encourus avec
le réchauffement climatique.

Les prochaines mandatures devront être plus saillantes avec le sujet, moins tergiverser, prévoir sans doute des provisionnements financiers pour pallier les débordements mécaniques, climatiques et thermiques que subira
notre commune par
des risques naturels accrus.

La sécurité et les actions à conduire pour l’assurer sont peut-être à orienter en ce sens.

On ne peut pas toujours fonder notre raisonnement sur la mémoire des hommes car l’échelle
de temps qui la régit est bien plus faillible que le temps logique ou géologique, ce temps
que seule la nature rythme avec les éléments qui la traversent, l’articulent et la font varier.

Notre civilisation, ses cultures et leurs expressions auront tout à gagner de mettre leur sagesse au service de l’intelligence adaptative de l’Homme et ne plus s’appuyer seulement sur des appréciations qui n’ont pour dessein que de mettre à distance l’angoisse de se projeter malgré
le climat qui change.

Qu’est-ce qu’un PLU à l’échelle élargie de notre planète ?
Qu’est-ce qu’un PLU en face d’une réalité cruelle ? La Mer monte…

Jean-Laurent Félizia

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Gouverner, c’est aimer !

Nous avions commencé ce mandat avec un autre président soit-disant normal…
nous voici désormais placés sous la mandature d’un autre…en Marche.
Pourvu que tout cela « marche normalement ».

Depuis Mars 2014, date des élections municipales, trois années se sont écoulées et sonnent comme la moitié
de cette période de gestion communale qui courra inexorablement jusqu’en 2020.

Sans m’épancher sur ce qui a pu satisfaire le mandat que j’occupe en tant qu’élu,
que je vis comme lavandourain et que je cherche à animer comme citoyen engagé, je ne regrette pas les positions que je me suis risqué de prendre avec Brigitte Vanborre, fidèle colistière. Ces positions correspondaient à des lignes politiques que nous étions fixées préalablement lors de la campagne électorale. Depuis les concessions de plages à attribuer, au vote sur l’extension du périmètre du Parc National de Port-Cros ou aux différents budgets primitifs de notre commune en passant par le suivi des dossiers qui pouvaient m’être confiés, je n’ai nullement renâclé à l’assiduité qui m’était donné d’assumer malgré une vie professionnelle dense et grandissante.

Je m’étais engagé en connaissance de cause de certains combats politiques à ne pas manquer à la tâche municipale malgré des turpitudes politiciennes qui tantôt me faisaient passé pour le méchant écologiste (alors que le principe de l’écologie est de défendre la vie) ou de complaisance dès lors que mes choix de vote me plaçaient au même niveau que le groupe majoritaire.

Peu importe, cela n’a pas découragé ce qui a toujours prévalu mon engagement pour des causes locales comme nationales dans mon parcours politique : un insatiable désir d’être utile !

Être utile à celles et ceux qui attendent de la mission publique qu’elle apporte un bien vivre équitable et solidaire, qui attendent des politiques qu’elles génèrent du bonheur avec le souci permanent de méthodes bienveillantes. Comme un remède contre ce sacro-saint réflexe de porter sur l’autel des débats tous les sujets comme autant de règlements de compte ou de cures contre la frustration de ne pas avoir décroché le graal.

Pour les trois années à venir et ce qu’il pourra advenir après, mon cap tient la route, il était de saupoudrer le Lavandou de grain de bonheur par la Ville Heureuse autant que faire se peut, il le demeurera avec respect
et détermination sans aucune langue de bois, ni écart de langage.

Je maintiens… Gouverner, c’est aimer !

Jean-Laurent Félizia

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Cinq ans à Marche forcée ?

Ca y est, la séquence électorale est passée, et avec, son lot de joies ou de déceptions.

Quoi qu’il en soit avec un nouveau Président de la République et désormais une Assemblée Nationale inédite, nous voilà partis pour cinq années de mandature.

Sans a priori partisan, on ne peut que souhaiter pleine réussite à nos gouvernants qui auront gravi les marches des différents palais en profitant d’un état historique d’exaspération des citoyennes et citoyens à l’endroit des partis traditionnels, de droite comme de gauche.
Ce souhait de pleine réussite sous-tend que les acteurs de « La République En Marche »
mettent au premier plan l’intérêt général avant même l’avenir d’un parti politique qui
–nous l’espérons toutes et tous- mettra ses appétits d’hégémonie dans la poche.

Avec cette mandature se profile des choix de société cruciaux.

Quel rôle confiera-t-on aux collectivités locales et territoriales ?
Quels moyens surtout leur donnera-t-on ?

Quels résultats attendre du projet de moralisation de la Vie Politique tant mis en exergue pendant ces six mois de campagne électorale avec des dossiers si saillants que le cumul des mandats et leur succession dans le temps et la durée ?

Quelles règles régiront demain le monde du travail ?

Le Gouvernement et les nouveaux députés auront-il l’heureux projet de porter à l’ordre du jour de leurs travaux le précieux dossier du « Statut de l’Elu ». Car c’est de cela qu’il s’agit de refondre aujourd’hui, une gouvernance visant à clarifier pouvoir et responsabilité, engagement et intérêt particulier… ?

Toujours est-il que l’Eté est là avec son lot habituel de surprises !

Une manière pour le Lavandou de s’habiller pour une saison jamais pareille, été après été.
Quelques semaines de rush faites de sourires, de galéjades, d’accents et couleurs pour que tous les acteurs montrent par le meilleur d’eux-mêmes le visage hospitalier et méditerranéen de notre commune. C’est à tous ces acteurs sans distinction, commerçants, entrepreneurs, personnes engagées pour notre commune dans leur mission de services publics que je veux souhaiter le plus productif et bienveillant des Eté dans la Cité des Dauphins.

Jean-Laurent Félizia

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N’oublions pas l’essentiel !

A la parution de cette gazette, notre commune comme les 36.000 autres de France métropolitaine et d’outre-mer aura vraisemblablement connu le verdict du 1er tour de l’Election Présidentielle.

Il n’est pas dans mon intention d’être prosélyte et encore moins de me prononcer comme un devin sur l’éventualité d’un duel annoncé… Non, ce billet se veut humble, apaisé et soucieux de préserver l’essentiel d’un climat républicain sur lequel et pour beaucoup repose le sentiment de liberté. Tout au long de la campagne électorale qui aura vu s’égrener programmes, intentions, postures, j’ai cru retrouvé autant de situations vécues au Conseil Municipal où d’aucuns jouent tantôt avec le feu, d’autres avec les effets d’annonces et certains même attisent les haines pour semer des graines d’ivraie synonymes d’une amorce de campagne électorale pour les municipales de 2020. Comme si notre commune avait besoin de secousses supplémentaires
à la difficulté de canaliser une société qui se transforme et dans laquelle les valeurs de nos aïeux ont été pulvérisées par l’argent devenu un sacro-saint objectif à atteindre sans foi ni loi supplantant alors les valeurs de fraternité et de solidarité.

Face à ces manœuvres locales et sans donner de leçon, je voudrai répondre à leur auguste semeur par quelques vers de Jacques Prévert mort il y a quarante ans et pour qui la Liberté revenait à dire que :

« La Liberté,

Ce n’est pas partir, c’est revenir,
Et agir,
Ce n’est pas prendre, c’est comprendre,
Et apprendre,
Ce n’est pas savoir, c’est vouloir,
Et pouvoir,
Ce n’est pas gagner, c’est payer,
Et donner,
Ce n’est pas trahir, c’est réunir,
Et accueillir.

La Liberté,

Ce n’est pas s’incliner, c’est refuser,
Et remercier,
Ce n’est pas un cadeau, c’est un flambeau,
Et un fardeau,
Ce n’est pas la faiblesse, c’est la sagesse,
Et la noblesse,
Ce n’est pas un avoir, c’est un devoir,
Et un espoir,
Ce n’est pas discourir, c’est obtenir,
Et maintenir.

Ce n’est pas facile,
C’est si fragile,
La Liberté, »

Jean-Laurent Félizia

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A mi-parcours !

Au mois de Mars prochain, il y aura trois années entières qui se seront écoulées depuis les dernières élections municipales, celles-là même qui auront reconduit dès le premier tour de scrutin le maire dans le fauteuil qu’il occupe depuis plus de vingt ans.

Je me garderai bien de prendre des airs de censeurs au moment où notre commune a besoin de de faire corps dans les défis qui l’attendent.

Avec Brigitte Vanborre qui m’accompagne depuis trois ans, nous avons toujours fait preuve d’une volonté sans faille pour participer activement aux travaux de notre assemblée municipale.

Sans être toutefois toujours en phase avec les décisions prises par la majorité réunie autour de son leader, nous nous sommes efforcés de mener le débat autant que faire se peut dans l’intérêt de notre commune.

Certes, on nous a souvent rappelé que nous n’avions pas recueilli la majorité des suffrages pour se permettre de tenir la dragée haute sur certains sujets mais nous nous sommes convaincus par éthique qu’il fallait concentrer notre énergie sur des sujets majeurs et les nourrir de nos compétences pour apporter une dose de Ville Heureuse aux actions municipales.

A mi-parcours et personnellement, je peux regretter que certaines propositions qui relevaient plus de compétences professionnelles n’aient pas fait l’objet d’une attention plus respectueuses.

Que ce soit sur des sujets touchant à l’aménagement du territoire comme aux finances et à la gestion de la chose publique, nous avons courageusement tenté de poser notre pierre à l’édifice dans les débats qui ont eu lieu. Même si ces efforts ont plus été couronnés de frustration que de satisfaction, nous poursuivrons par notre présence assidue le mandat que certainEs nous ont confié non pas pour exercer une opposition à d’autres mais bel et bien pour animer le débat et être force de proposition.

Les temps à venir risquent outrageusement de nous priver de ce débat indispensable que nous nous devons toutes et tous d’entretenir avec sincérité pour ne pas priver la démocratie de son entière et pleine expression !

Jean-Laurent Félizia

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Le sable, bien commun de notre littoral !

Le 27 Septembre dernier à l’invitation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du VAR, une assemblée nourrie et composée de professionnels du Tourisme, d’éluEs du littoral mais aussi
de représentantEs d’Office du Tourisme était venue écouter le résultat d’une enquête menée brillamment par cette institution sur « l’Economie du Sable ».
Enquête certes conduite auprès des seuls professionnels directement concernés par la question mais faisant ressortir l’eldorado de cette économie couleur locale avec un peu plus de deux milliards d’€uro annuels de chiffres d’affaires et près de 38.000 emplois générés directement
ou indirectement par ce qui constitue sans conteste une manne économique de plus en plus convoitée par celles et ceux qui pourraient néanmoins croire que cette filière est un tapis déroulé le long du rivage marin.

Bien que ce travail d’investigation soit méritoire, l’enquête eût été complète si elle avait approché la clientèle au sens large fréquentant notre trait de côte ainsi que les Offices de Tourisme, véritables médiateurs entre l’offre et la demande.

Mais ce sable dont on ne fait que jurer comme pépite au soleil ne fait pas tout.

Tout d’abord il est mouvant et son volume varie pour donner tantôt une profondeur de plage conséquente à Saint-Clair et plus mince à Aiguebelle et tantôt disparaitre pour ensabler les premiers mètres de Jean Blanc comme un serpent de mer porté par les régimes des vents, des courants et des fréquentations saisonnières. Car qu’on se le dise, même le baigneur le plus svelte pousse 70Kg de sable sous chaque pas qui le conduit jusqu’à l’eau.

Alors sans dire que les plages doivent garder leur virginité l’an tout entier, il faut sortir de l’illusion anthropique que l’économie en lien direct avec le littoral est sans impact pour ce banc de sable qui, avant tout, est à considérer comme un espace naturel transitoire entre la mer et la terre.

« Décret Mer » ou pas, nous, éluEs de tout bord politique, d’un littoral allant de Menton à Bray-Dunes et quelle que soit l’amplitude de la grève, nous avons à créer les conditions honnêtes et sans lobbying forcé d’une coexistence entre écologie et économie afin de pérenniser un littoral d’une exploitation consumériste et infantile.

Là où la plage se ferait socle d’une économie déferlant à l’intérieur comme une houle généreuse pour nos quotidiens, lions-nous d’amitié avec le plus petit grain de sable ne serait-ce que pour préserver l’essentiel du rêve. Vivre au paradis !

Jean-Laurent Félizia

 

 

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