Brigitte Vanborre passe la main !

Que personne ne s’émeuve, ni clash, ni ras-le-bol, la démission de Brigitte Vanborre était prévue depuis le début du mandat en Mars 2014. En effet avec mon équipe, il avait été décidé que les éluEs de la Ville Heureuse se relaieraient en cours de mandature. Je tiens personnellement à remercier Brigitte Vanborre pour sa loyauté d’avoir respecté cet engagement et pour la pugnacité et l’assiduité dont elle a fait preuve durant ces quatre années à siéger au sein de l’assemblée municipale et dans les commissions où elle portait la parole de notre groupe conformément aux grandes lignes qui avaient présidé notre candidature.

Andrée Viale est donc arrivée et a pris ses fonctions lors du Conseil Municipal du 4 Septembre dernier. A la demande du 1er magistrat et avec le responsable du groupe Cap 2020, nous nous sommes mis d’accord pour recomposer les commissions d’instructions et observer la représentativité des trois groupes élus en 2014 en tenant compte de l’arrivée de Mme Viale. Cette dernière a déjà occupé les fonctions de Conseillère Municipale lors de précédent mandat et je sais qu’elle saura mettre au service de notre groupe son expérience d’élue.

Lors du Conseil Municipal du 18 Septembre dernier, les commissions ont donc été remaniées pour fonctionner selon un mode de répartition correspondant aux résultats acquis en Mars 2014.

Pour mettre un terme à toute interprétation mais aussi à toute polémique, je précise que l’un des colistiers de la Ville Heureuse a fait le choix personnel de quitter notre groupe en décembre 2014 et que si j’ai regretté sa décision pour le simple fait que je lui avais accordé une confiance absolue pendant la campagne des municipales de 2014 en lui déléguant notamment le financement de notre projet , je n’ai pas souhaité engager avec insistance de démarche pour qu’il démissionne. Il siège toujours et ne représente que lui-même alors qu’il était candidat pour la Ville Heureuse. A l’occasion de cette recomposition des commissions, c’est tout naturellement que je n’ai pas proposé sa candidature au nom de notre groupe. Il n’y avait par-là aucun esprit revanchard mais juste la nécessité factuelle de faire respecter le Groupe que je conduis et qui représente 24,08% des voix exprimes le 23 Mars 2014.

Après cet épisode sans grande impact sur le destin de notre commune, nous reprenons ainsi notre bâton de pèlerin pour œuvrer en faveur de l’intérêt général pour ce qui constitue la deuxième moitié de ce mandat. Que les Lavandourainnes et Lavandourains sachent qu’ils peuvent, comme ils l’ont fait à maintes reprises, nous interpeller et nous solliciter pour débattre de sujets inhérents à leur quotidien ou pour des problèmes qu’ils rencontreraient dans des contextes susceptibles d’être améliorés.
Pour se faire qu’ils n’hésitent pas à nous écrire par mail à ecojlf83@free.fr.
Nous sommes là pour le Lavandou et surtout pour celles et ceux qui le construisent tous les jours avec passion et bienveillance.

Jean-Laurent Félizia

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La Mer monte malgré un nouveau PLU !

Le Lavandou est désormais doté d’un PLU révisé après un long parcours administratif, démocratique et consultatif. Cette révision intervenue essentiellement après la promulgation
de la Loi ALUR respecte l’économie générale d’un outil d’urbanisme auquel il manquera peu pour s’accorder aux contextes impérieux de l’aménagement de notre territoire.
Car s’il faut reconnaître que si la loi ALUR était nécessaire pour des contextes urbains denses afin de limiter l’étalement urbain, la révision du PLU sur notre commune évite de combler les espaces de respiration entre les hameaux qui maillent le territoire et plantent ainsi un décor aéré pour les années à venir.

Pour autant, lors des débats qui se sont déroulés pour porter le projet de révision avant l’enquête publique et jusqu’au dernier Conseil Municipal, il fut souvent question de projeter
une limite littorale liée aux risques de submersion marine en quatre endroits stratégiques
afin de réduire les risques de contentieux pour les espaces bâtis depuis le point 0 marin jusqu’à l’altitude 2.00m, niveau prévu d’être sous les eaux d’ici 2100.

Même si ce geste n’a rien de limitatif sur le plan administratif, il est important de le mentionner comme les prochaines visions politiques à adopter avec les risques encourus avec
le réchauffement climatique.

Les prochaines mandatures devront être plus saillantes avec le sujet, moins tergiverser, prévoir sans doute des provisionnements financiers pour pallier les débordements mécaniques, climatiques et thermiques que subira
notre commune par
des risques naturels accrus.

La sécurité et les actions à conduire pour l’assurer sont peut-être à orienter en ce sens.

On ne peut pas toujours fonder notre raisonnement sur la mémoire des hommes car l’échelle
de temps qui la régit est bien plus faillible que le temps logique ou géologique, ce temps
que seule la nature rythme avec les éléments qui la traversent, l’articulent et la font varier.

Notre civilisation, ses cultures et leurs expressions auront tout à gagner de mettre leur sagesse au service de l’intelligence adaptative de l’Homme et ne plus s’appuyer seulement sur des appréciations qui n’ont pour dessein que de mettre à distance l’angoisse de se projeter malgré
le climat qui change.

Qu’est-ce qu’un PLU à l’échelle élargie de notre planète ?
Qu’est-ce qu’un PLU en face d’une réalité cruelle ? La Mer monte…

Jean-Laurent Félizia

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Gouverner, c’est aimer !

Nous avions commencé ce mandat avec un autre président soit-disant normal…
nous voici désormais placés sous la mandature d’un autre…en Marche.
Pourvu que tout cela « marche normalement ».

Depuis Mars 2014, date des élections municipales, trois années se sont écoulées et sonnent comme la moitié
de cette période de gestion communale qui courra inexorablement jusqu’en 2020.

Sans m’épancher sur ce qui a pu satisfaire le mandat que j’occupe en tant qu’élu,
que je vis comme lavandourain et que je cherche à animer comme citoyen engagé, je ne regrette pas les positions que je me suis risqué de prendre avec Brigitte Vanborre, fidèle colistière. Ces positions correspondaient à des lignes politiques que nous étions fixées préalablement lors de la campagne électorale. Depuis les concessions de plages à attribuer, au vote sur l’extension du périmètre du Parc National de Port-Cros ou aux différents budgets primitifs de notre commune en passant par le suivi des dossiers qui pouvaient m’être confiés, je n’ai nullement renâclé à l’assiduité qui m’était donné d’assumer malgré une vie professionnelle dense et grandissante.

Je m’étais engagé en connaissance de cause de certains combats politiques à ne pas manquer à la tâche municipale malgré des turpitudes politiciennes qui tantôt me faisaient passé pour le méchant écologiste (alors que le principe de l’écologie est de défendre la vie) ou de complaisance dès lors que mes choix de vote me plaçaient au même niveau que le groupe majoritaire.

Peu importe, cela n’a pas découragé ce qui a toujours prévalu mon engagement pour des causes locales comme nationales dans mon parcours politique : un insatiable désir d’être utile !

Être utile à celles et ceux qui attendent de la mission publique qu’elle apporte un bien vivre équitable et solidaire, qui attendent des politiques qu’elles génèrent du bonheur avec le souci permanent de méthodes bienveillantes. Comme un remède contre ce sacro-saint réflexe de porter sur l’autel des débats tous les sujets comme autant de règlements de compte ou de cures contre la frustration de ne pas avoir décroché le graal.

Pour les trois années à venir et ce qu’il pourra advenir après, mon cap tient la route, il était de saupoudrer le Lavandou de grain de bonheur par la Ville Heureuse autant que faire se peut, il le demeurera avec respect
et détermination sans aucune langue de bois, ni écart de langage.

Je maintiens… Gouverner, c’est aimer !

Jean-Laurent Félizia

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Cinq ans à Marche forcée ?

Ca y est, la séquence électorale est passée, et avec, son lot de joies ou de déceptions.

Quoi qu’il en soit avec un nouveau Président de la République et désormais une Assemblée Nationale inédite, nous voilà partis pour cinq années de mandature.

Sans a priori partisan, on ne peut que souhaiter pleine réussite à nos gouvernants qui auront gravi les marches des différents palais en profitant d’un état historique d’exaspération des citoyennes et citoyens à l’endroit des partis traditionnels, de droite comme de gauche.
Ce souhait de pleine réussite sous-tend que les acteurs de « La République En Marche »
mettent au premier plan l’intérêt général avant même l’avenir d’un parti politique qui
–nous l’espérons toutes et tous- mettra ses appétits d’hégémonie dans la poche.

Avec cette mandature se profile des choix de société cruciaux.

Quel rôle confiera-t-on aux collectivités locales et territoriales ?
Quels moyens surtout leur donnera-t-on ?

Quels résultats attendre du projet de moralisation de la Vie Politique tant mis en exergue pendant ces six mois de campagne électorale avec des dossiers si saillants que le cumul des mandats et leur succession dans le temps et la durée ?

Quelles règles régiront demain le monde du travail ?

Le Gouvernement et les nouveaux députés auront-il l’heureux projet de porter à l’ordre du jour de leurs travaux le précieux dossier du « Statut de l’Elu ». Car c’est de cela qu’il s’agit de refondre aujourd’hui, une gouvernance visant à clarifier pouvoir et responsabilité, engagement et intérêt particulier… ?

Toujours est-il que l’Eté est là avec son lot habituel de surprises !

Une manière pour le Lavandou de s’habiller pour une saison jamais pareille, été après été.
Quelques semaines de rush faites de sourires, de galéjades, d’accents et couleurs pour que tous les acteurs montrent par le meilleur d’eux-mêmes le visage hospitalier et méditerranéen de notre commune. C’est à tous ces acteurs sans distinction, commerçants, entrepreneurs, personnes engagées pour notre commune dans leur mission de services publics que je veux souhaiter le plus productif et bienveillant des Eté dans la Cité des Dauphins.

Jean-Laurent Félizia

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N’oublions pas l’essentiel !

A la parution de cette gazette, notre commune comme les 36.000 autres de France métropolitaine et d’outre-mer aura vraisemblablement connu le verdict du 1er tour de l’Election Présidentielle.

Il n’est pas dans mon intention d’être prosélyte et encore moins de me prononcer comme un devin sur l’éventualité d’un duel annoncé… Non, ce billet se veut humble, apaisé et soucieux de préserver l’essentiel d’un climat républicain sur lequel et pour beaucoup repose le sentiment de liberté. Tout au long de la campagne électorale qui aura vu s’égrener programmes, intentions, postures, j’ai cru retrouvé autant de situations vécues au Conseil Municipal où d’aucuns jouent tantôt avec le feu, d’autres avec les effets d’annonces et certains même attisent les haines pour semer des graines d’ivraie synonymes d’une amorce de campagne électorale pour les municipales de 2020. Comme si notre commune avait besoin de secousses supplémentaires
à la difficulté de canaliser une société qui se transforme et dans laquelle les valeurs de nos aïeux ont été pulvérisées par l’argent devenu un sacro-saint objectif à atteindre sans foi ni loi supplantant alors les valeurs de fraternité et de solidarité.

Face à ces manœuvres locales et sans donner de leçon, je voudrai répondre à leur auguste semeur par quelques vers de Jacques Prévert mort il y a quarante ans et pour qui la Liberté revenait à dire que :

« La Liberté,

Ce n’est pas partir, c’est revenir,
Et agir,
Ce n’est pas prendre, c’est comprendre,
Et apprendre,
Ce n’est pas savoir, c’est vouloir,
Et pouvoir,
Ce n’est pas gagner, c’est payer,
Et donner,
Ce n’est pas trahir, c’est réunir,
Et accueillir.

La Liberté,

Ce n’est pas s’incliner, c’est refuser,
Et remercier,
Ce n’est pas un cadeau, c’est un flambeau,
Et un fardeau,
Ce n’est pas la faiblesse, c’est la sagesse,
Et la noblesse,
Ce n’est pas un avoir, c’est un devoir,
Et un espoir,
Ce n’est pas discourir, c’est obtenir,
Et maintenir.

Ce n’est pas facile,
C’est si fragile,
La Liberté, »

Jean-Laurent Félizia

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A mi-parcours !

Au mois de Mars prochain, il y aura trois années entières qui se seront écoulées depuis les dernières élections municipales, celles-là même qui auront reconduit dès le premier tour de scrutin le maire dans le fauteuil qu’il occupe depuis plus de vingt ans.

Je me garderai bien de prendre des airs de censeurs au moment où notre commune a besoin de de faire corps dans les défis qui l’attendent.

Avec Brigitte Vanborre qui m’accompagne depuis trois ans, nous avons toujours fait preuve d’une volonté sans faille pour participer activement aux travaux de notre assemblée municipale.

Sans être toutefois toujours en phase avec les décisions prises par la majorité réunie autour de son leader, nous nous sommes efforcés de mener le débat autant que faire se peut dans l’intérêt de notre commune.

Certes, on nous a souvent rappelé que nous n’avions pas recueilli la majorité des suffrages pour se permettre de tenir la dragée haute sur certains sujets mais nous nous sommes convaincus par éthique qu’il fallait concentrer notre énergie sur des sujets majeurs et les nourrir de nos compétences pour apporter une dose de Ville Heureuse aux actions municipales.

A mi-parcours et personnellement, je peux regretter que certaines propositions qui relevaient plus de compétences professionnelles n’aient pas fait l’objet d’une attention plus respectueuses.

Que ce soit sur des sujets touchant à l’aménagement du territoire comme aux finances et à la gestion de la chose publique, nous avons courageusement tenté de poser notre pierre à l’édifice dans les débats qui ont eu lieu. Même si ces efforts ont plus été couronnés de frustration que de satisfaction, nous poursuivrons par notre présence assidue le mandat que certainEs nous ont confié non pas pour exercer une opposition à d’autres mais bel et bien pour animer le débat et être force de proposition.

Les temps à venir risquent outrageusement de nous priver de ce débat indispensable que nous nous devons toutes et tous d’entretenir avec sincérité pour ne pas priver la démocratie de son entière et pleine expression !

Jean-Laurent Félizia

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Le sable, bien commun de notre littoral !

Le 27 Septembre dernier à l’invitation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du VAR, une assemblée nourrie et composée de professionnels du Tourisme, d’éluEs du littoral mais aussi
de représentantEs d’Office du Tourisme était venue écouter le résultat d’une enquête menée brillamment par cette institution sur « l’Economie du Sable ».
Enquête certes conduite auprès des seuls professionnels directement concernés par la question mais faisant ressortir l’eldorado de cette économie couleur locale avec un peu plus de deux milliards d’€uro annuels de chiffres d’affaires et près de 38.000 emplois générés directement
ou indirectement par ce qui constitue sans conteste une manne économique de plus en plus convoitée par celles et ceux qui pourraient néanmoins croire que cette filière est un tapis déroulé le long du rivage marin.

Bien que ce travail d’investigation soit méritoire, l’enquête eût été complète si elle avait approché la clientèle au sens large fréquentant notre trait de côte ainsi que les Offices de Tourisme, véritables médiateurs entre l’offre et la demande.

Mais ce sable dont on ne fait que jurer comme pépite au soleil ne fait pas tout.

Tout d’abord il est mouvant et son volume varie pour donner tantôt une profondeur de plage conséquente à Saint-Clair et plus mince à Aiguebelle et tantôt disparaitre pour ensabler les premiers mètres de Jean Blanc comme un serpent de mer porté par les régimes des vents, des courants et des fréquentations saisonnières. Car qu’on se le dise, même le baigneur le plus svelte pousse 70Kg de sable sous chaque pas qui le conduit jusqu’à l’eau.

Alors sans dire que les plages doivent garder leur virginité l’an tout entier, il faut sortir de l’illusion anthropique que l’économie en lien direct avec le littoral est sans impact pour ce banc de sable qui, avant tout, est à considérer comme un espace naturel transitoire entre la mer et la terre.

« Décret Mer » ou pas, nous, éluEs de tout bord politique, d’un littoral allant de Menton à Bray-Dunes et quelle que soit l’amplitude de la grève, nous avons à créer les conditions honnêtes et sans lobbying forcé d’une coexistence entre écologie et économie afin de pérenniser un littoral d’une exploitation consumériste et infantile.

Là où la plage se ferait socle d’une économie déferlant à l’intérieur comme une houle généreuse pour nos quotidiens, lions-nous d’amitié avec le plus petit grain de sable ne serait-ce que pour préserver l’essentiel du rêve. Vivre au paradis !

Jean-Laurent Félizia

 

 

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Meurtris….mais restons debout !

Nous nous pensions épargnés par les attentats de Charlie, du Bataclan, de Bruxelles et les meurtres quotidiens
commis en Extrême-Orient retransmis comme faits divers par les télévisions et leurs chaînes mortifères.
Le terrible 14 Juillet de la baie des Anges nous a rapprochés du réel marasme dans lequel notre monde contemporain s’enlise jour après jour.

Les commentaires vont bon train, l’exacerbation des peurs est alimentée par l’effet papillon d’une rumeur qui affole, extrapole, grossit le trait d’une société qui pourrait subitement s’enflammer.

Les marchands du Temple se réjouissent car même une pareille situation prolonge l’effet catastrophique du consumérisme et d’un développement économique mondial ultra-libéral qui se moque bien du bonheur des peuples.

Pourtant, rien n’est plus d’actualité que le mot fraternité. Là où certains s’embarqueraient à pointer des coupables, à les jeter au pilori et bâtir les fonds baptismaux de l’amalgame, Notre République et nous avec devons reprendre sereinement le champ démocratique du débat, libérer la parole, rassembler les gens
autour de valeurs fortes comme la Laïcité et la Solidarité.

Les politiques publiques et leurs acteurs ont une mission encore plus précieuse qu’à l’accoutumée,
servir doublement l’intérêt général en respectant l’indéfectible traitement équivalent pour toutes et tous.

Au-delà de cette mission, je prône, en tant que simple élu, engagé pour ma Ville et dans les combats que
je peux mener au nom des valeurs qui m’animent, une attitude plus digne et responsable de la part
des politiques, celles et ceux qui ont fait de leurs nombreux engagements un plan de carrière.

Je ne leur jette pas encore la pierre….mais je suis perplexe !

Qu’ils visent le bien-être des peuples qui les ont élus,
se détachent enfin de leur stratégie électorale
pour redevenir de simples militants du quotidien
des causes qu’ils servent et demeurent des semeurs de paix !

Sinon, je doute que les printemps à venir leur soient favorables.

En attendant, meurtris sans doute, mais restons debout ! !

Jean-Laurent Félizia

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Recueillement et responsabilité collective

Comment rester de marbre après la nuit de drame
que ces femmes, ces hommes, ces enfants, ces familles
ont vécu à Nice aux portes de l’enfer alors que
toutes et tous étaient venus caresser le rêve d’un soir de fête
sur la Côte d’Azur, un soir de 14 Juillet, tout un symbole.

Alors que la classe politique se déchire pour
tantôt minimiser tantôt extrapoler les conditions du
« on aurait pu éviter cela », je veux saisir l’occasion
de ce billet pour poser momentanément le voile du silence
sur ces miasmes et sonner le glas du recueillement.

Demain, l’été brûlant et sa cohorte de manifestation festive
reprendra sa trajectoire, l’économie qui y est liée aussi.

Mais au-delà de ce que la violence sème sur son passage
et met le doute quant à nos habitudes de vies,
il faut rassembler ce qu’il y a de plus fort en nous
et rester collectivement responsables.

Tout d’abord, il ne faut pas croire que c’est une croisade
qui anime ces fous en guerre contre la vie, la joie et l’amour
mais que c’est bel et bien un exutoire désespéré qui les met
en proie à des actes suicidaires pour nous et eux-mêmes.

J’ai l’intime conviction que l’abri contre ces actes n’existe pas.
En Novembre à Paris, hier à Nice, demain…

Alors oui, les symboles déclencheurs sont nombreux,
devons-nous les brandir comme force de vie ou les mettre en sourdine
momentanément pour éviter d’autres drames ?

Comme beaucoup je me questionne sur TOUS les symboles
qui pourraient exposer mes semblables à l’appétit meurtrier
de ces êtres humains sans plus aucun lien avec l’essentiel, la vie,
mais plutôt dans une surenchère du toujours plus atroce !

TOUS les symboles, la foule, la fête, la joie, les excès en tous genres,
l’expression religieuse sur la voie publique, les signes extérieurs de richesse,
le manque d’égalité, TOUS ces symboles qui habituellement ne nuisent pas
au vivre ensemble mais qui aujourd’hui ont fait éclaté la soupape de l’insoutenable.

Au lieu de vouloir conjurer le sort ou de jouer avec le diable,
je propose modestement d’abonder dans la modération et la sobriété…
avec la bienveillance qui s’impose en pensant aux chagrins de celles et ceux
qui ne verront plus le 14 juillet de leur vie comme une fête Nationale.

VIVE LA VIE

Jean-Laurent Félizia

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Reflexions inspirées par l’article “Malaise sur le Port”.

Nous avons reçu un courriel accompagné d’un  texte
de la part d’un plaisancier que nous publions
dans nos colonnes virtuelles 
non pas pour
qu’il suscite polémique mais parce 
qu’il pourrait
ouvrir un débat que nous aurions plaisir

à animer ou à modérer si la tournure
des échanges 
prenaient un virage abusif.

Port du lavandou

« Usager du port du Lavandou depuis de nombreuses années
et lecteur régulier de vos chroniques, je me suis longtemps
posé la question de savoir pourquoi ni les élus ni la population
ne s’inquiétaient de la vie du port.

La lecture de cette chronique me donne enfin l’occasion de m’exprimer,
et peut-être d’exprimer ce que ressentent ceux qui comme moi,
usagers occasionnels réguliers ou non, ou amodiataires ne peuvent exprimer
à visage découvert.

J’évoque bien évidemment ce que sont les nuits
sur le nouveau port en Juillet et Août, et souvent
le week-end pendant les mois qui précèdent ou suivent la saison estivale.
Nuits Blanches bien sûr !
Avec leur cortège de désagréments et d’ennuis.
Nuits blanches, offertes par le Maire en sus des prestations
si bien décrites dans les dépliants édités et distribués
par votre municipalité et l’office du Tourisme.

Alors même que la lutte contre le bruit est une cause nationale,
tout usager de ce port verra sa nuit transformée en enfer !

Les 4 ou 5 établissements de restauration ou bars
qui jouxtent les quais, tous munis d’une autorisation d’ouverture
tardive (3 heures du matin) confondent à l’envi ouverture tardive
et ouverture de leurs portes et fenêtres, quand leurs soirées,
ne se déroulent pas directement sur les quais !

La nuit leur appartient, les quais aussi, ou la petite placette
située derrière le magasin d’accastillage, qui chaque soir
se voit transformée en boite de nuit à ciel ouvert avec DJ,
table de mixage et sono installés à l’extérieur.

Les usagers de passage, stupéfaits, n’ont d’autre recours,
pour ceux qui se décident à franchir le pas,
que de laisser de timides messages sur le livre d’or de la capitainerie.

Peu d’entre eux alertent la police municipale.

Au mieux celle-ci, si bien évidemment elle n’est pas occupée
à d’autres opérations plus importantes, interviendra,
auprès des tenanciers de ces établissements tout en sachant
par avance l’inutilité de son action.

A titre d’exemple, dans la nuit du 14 au 15 août 2014
une pizzeria à l’ouverture récente a organisé un karaoké
jusqu’à 3 heures du matin, dont tous les bateaux présents
ont pu profiter jusqu’à la panne d’accueil ou la digue
tant le niveau sonore était important.

10 minutes après le premier passage de la Police Municipale,
la fête avait repris de plus belle.
Le policier municipal de permanence, contacté une fois de plus,
dira découragé à ses collègues “ C’est reparti à la G …”.

Quel dévouement ! Mais aussi quel sentiment d’inutilité.
Quelle lassitude d’être ridiculisé et sans soutien !

Ne vous plaignez pas non plus à la capitainerie.
Les employés de bureau présents ne sont pas informés
de quelconques nuisances liées au bruit sur le port !
Omerta quand tu nous tiens…que ne ferait-on pas en ton nom !

Et le 15 Août, ne perdons pas les bonnes habitudes,
une soirée DJ sera organisée par un des bars,
directement sur le quai et la contre-allée desservant le parking,
soirée dont le niveau sonore maintiendra à l’extérieur,
sur les quais ou dans les cockpits la totalité des équipages des bateaux
présents dans le port cette nuit-là.

L’office du tourisme avisé, nous indiquera signaler ces incidents
en fin de saison au Directeur des services. Même réponse auprès du secrétariat du Maire….

Sans parler de la sécurité publique.
Régulièrement vers 3 ou 4 heures du matin, les habitués de ces établissements, généralement ivres au dernier degré, se bousculent et se jettent dans les eaux du port,
ou viennent faire leurs besoins sur les bateaux, occupés ou non,
brisant au passage quelques bouteilles, de préférence sur les ponts !

De toutes jeunes filles, sans pudeur aucune, que leur ivresse rend incapable
de vérifier l’absence de tiers à proximité, se soulagent directement sur les quais….
Quelle tristesse !

Tout ceci est naturellement su et connu des autorités municipales
pour avoir été dénoncé maintes fois par les uns ou les autres.
Insuffisamment en tous cas.
Une pétition a paraît-il circulé il y a quelques années.
Aussitôt victime du classement « poubelle ».

Mais votre maire se souviendra certainement du CD
qui lui a été adressé il y a deux ans, et comportant
une vidéo du port avec en fond sonore le CIRKUS
filmé à 2 heures 30 du matin.

Tout ceci n’existe que par la complicité passive
des autorités municipales du Lavandou.

Elle en devient active par la volonté affirmée de ne pas agir.

Ne vous payez pas de mots ! Traînez sur les quais du nouveau port.
Ayez du courage et faites-le à 2 heures du matin au mois d’août.

Les bateaux de passage ne repassent pas,
sauf impossibilité manifeste ou nécessité familiale ce qui est mon cas.
En cas de coup de vent, les ports environnants sont leurs préférés
mais les places sont chères.
Alors ils finissent par chercher refuge au Lavandou. Et repartent dès qu’ils le peuvent… Hébétés et plus fatigués qu’à leur arrivée !

Le Lavandou est une ville magnifique, mais il se dit sur les quais
que son maire n’aime pas la mer.

Dommage pour une ville qui se veut une station balnéaire de réputation,
d’avoir un port si dramatiquement délaissé, ou en tout cas,
dédié au seul profit, sans règle ou contrainte aucune,
de 4 ou 5 tenanciers de bars.

La ville du Lavandou aurait-elle, par une délégation de service public
d’un nouveau genre, délégué la salubrité et la sécurité publiques sur le Port,
à ces personnes ?

Aux autorités municipales de répondre avant
que les autorités préfectorales ou judiciaires ne le fasse
dans des circonstances dramatiques ou malheureuses.

En tous cas le personnel du port sans distinction aucune
est incontestablement dévoué au service des plaisanciers.
Mais ceci ne compense pas cela.

Vous avez ouvert la voie en publiant cet extrait des délibérations
du conseil municipal et les commentaires qu’elle suscite.

Ne la refermez pas et faites en sorte qu’il soit mis fin
à ce que certains dans le livre d’or ont qualifié d’état de non-droit !

Les plaisanciers usagers du port du Lavandou
vous confient la tranquillité et la sérénité de leurs nuits.
Respectez-les ! Et faites-les respecter !

C’était une photo souvenir du Port du Lavandou.
Faites-en bon usage.
Les usagers du port souffrent et sont las d’être trompés.

Monsieur le Maire, cessez de les mépriser !

Albert GALLI

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