Où VA LE MONDE ?

A chaque fin d’été, les mêmes questions se posent, sur la ligne éditoriale de la Commune
pour imaginer ici et là de bien meilleurs programmes de festivités, les orientations qu’il eût fallu préférer à d’autres et les commentaires même les plus pertinents ne font pas plus avancer la boîte à idées.

De même, faut-il se demander si la fréquentation a été profitable et si tel est le cas ou pas à qui ?
D’autant que selon Juillet ou Août, les deux mois se suivent mais ne se ressemblent jamais.
C’est si variable selon le type d’établissements, leur ancienneté, leur professionnalisme,
leur valeur ajoutée que cela ne sert à rien de jouer les spécialistes.

Et comment jauger l’effet de l’année d’après les parkings payants ?
Transfert nécessaire de recettes locales, nous nous étions montrés favorables à leur mise en place en centre-ville avec le delta d’une heure de gratuité, en revanche, nous nous étions farouchement opposés à son application à Saint-Clair car l’usage de ce quartier était différent, plus familial, plus en lien avec le bord de mer et la plage. Comme d’ailleurs à la Fossette, Aiguebelle ou le Layet ; Cavalière étant différent du fait de l’existence d’un parking central.

Et nous avions raison, surtout à analyser le confort que procurent les emplacements de la place des Pins Penchés. En épis très serrés et malgré des manœuvres dignes de chauffeurs chevronnés, la plupart du temps les voitures se retrouvent coincées avec d’énormes difficultés pour sortir sans perte et fracas.

Toujours sur cette même place, que dire du peu d’égard à l’attention des vélos ?
Là où trois places de voitures semblent usurpées, il s’agirait d’en supprimer une pour en faire deux, plus amples et réserver le reliquat à des rake pour les deux roues. Ce parking devenu payant a créé comme dommage collatéral de voir un centre de vacances voisin sacrifier une partie de son parc pour y ouvrir un parking à ciel ouvert !
Enfin, rien n’a vraiment évolué sur le parking de la Chapelle où les voitures à presque s’empiler, s’amassent jusqu’à créer des conditions accidentogènes selon le niveau de saturation.
Là aussi, plutôt que de jouer sur le nombre, il serait plus pertinent de limiter le nombre de places, organiser un sens de circulation et matérialiser les places pour éviter l’anarchie actuelle et nuire aux racines des Pins Parasols qui font le charme de cet espace naturel sensible…

Certains pourraient dire que la problématique de la mobilité au Lavandou et gérer la voiture sont un art mineur, nous considérons que c’est la clef de voûte du nouvel aménagement du territoire des vingt prochaines années. Même si les habitudes et les usages liés à la voiture peuvent être ancrés très fortement, la pollution et les risques de santé mais aussi la faculté de nous couper de toute relation à échelle humaine pèsent considérablement sur notre manière de vivre ensemble.
Et génèrent par là-même, un florilège d’incidences néfastes, comme l’individualisme, le manque de courtoisie, la diminution d’une forme de solidarité et des choix de consommation pénalisant certaines activités commerçantes de proximité si importantes pour faire de notre ville, une ville heureuse. Oui, une Ville Heureuse, tout un projet !

Jean-Laurent Félizia

Ce contenu a été publié dans Gazette du Lavandou. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *