Le siège d’une résistance pour la démocratie !

Interpellé avec délicatesse par les réseaux socio-locaux
sur la position que je tiendrai
lors du Conseil Municipal du 13 Octobre prochain
et notamment face au boycott d’y participer de M. Saussez,
je veux d’abord préciser que je n’ai aucune leçon à donner à quiconque.

Les raisons invoquées par le chef de file du groupe CAP 2020
sont audibles, les 41 points à l’ordre du jour sont conséquents.

Cependant, pour certains d’entre eux, ils ont été déjà débattus
lors d’une séance « Toutes commissions » le 25 Septembre dernier
au cours de laquelle les débats sur
la Charte du Parc National de Port-Cros
avaient donné lieu à de vifs échanges.

D’ailleurs, j’ai pu constater que sur ce point-là,
le Maire n’avait pas varié sa position qu’il a dit
vouloir aussi conserver parce que c’était sur celle-ci
que les Lavandouraines et les Lavandourains
l’avaient réélu en Mars dernier.

Permettez-moi d’en douter !

Certes, l’ordre du jour est fastidieux.

Il comporte des points importants notamment les rapports annuels de 2013
sur l’eau, l’assainissement, les déchets et le rapport d’activités du SYMIELEC VAR.

Dans ma culture politique, ne pas siéger correspond à laisser le débat en vacance
et une chaise vide qui n’honorerait pas la modeste ambition qui m’habite
de faire vivre les idées pour lesquelles je milite depuis bientôt vingt ans
et notamment celles que je pourrai défendre sur le point précis
de la Charte du Parc National de Port-Cros.

Cette dernière, que j’ai épluchée et cernée au bout de deux nuits blanches
m’a permis de comprendre que l’attitude du Maire du Lavandou était animée
d’une certaine forme de populisme (*) actuellement très en vogue.

En effet, à droite comme à Gauche, tous les partis politiques
agitent les foulards rouges de l’environnement pour débusquer
le coupable d’une société qui connait, crise de confiance,
crise politique, crise économique, crise sociale,  culturelle,
bref des crises pour lesquelles il ne faut pas rajouter de projets
associant économie et écologie.

Il ne manquerait plus que ça !

Cependant, la vraie crise, c’est celle dont on ignore tout de sa sentence irréversible,
le point de non-retour du réchauffement climatique,
lorsque les 4.8°C d’augmentation moyenne de température
auront porté préjudice à la société humaine
et généré des conflits encore plus dramatiques et violents
que ceux générés actuellement par les énergies fossiles.

Port-Cros et sa nouvelle charte est un enjeu capital
pour rentrer dans une ère (aire) apaisée,
apporter des solutions de coopération économique
à un bassin de population -qu’on le veuille ou non-
déjà affecté par les impacts environnementaux
en lien avec le réchauffement climatique.

Ne serait-ce que pour cette responsabilité de débat
au sein de l’assemblée municipale, pour ce sujet en particulier
et laissant le choix à mes deux colistiers d’éventuelles postures différentes,
je siègerai Lundi 13 Octobre lors du prochain Conseil Municipal.

(*) le populisme désigne un complexe d’idées, d’expériences et de pratiques
qu’aucune typologie, si fouillée soit-elle, ne saurait épuiser

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