DU SERVICE…A LA PERSONNE

Depuis un certain nombre d’années tant localement qu’ailleurs, les gouailleries, les lynchages ou ce que l’on peut aussi vulgairement appelés bashing vont bon train. Ces écarts de langages comme autant de coups de tête sont l’apanage des réseaux sociaux, de certains organes de presse mal inspirés mais aussi et surtout de responsables politiques qui n’hésitent pas par ces méthodes à jeter de l’huile sur le feu.

Ce n’est pas sérieux et c’est une prise de risque pour notre paix démocratique nationale et locale. Le débat, sans nul doute, doit être vivant, il doit faire exister tous les horizons de pensées, toutes les manières de voir. Mais il ne doit pas servir la soupe aux extrémistes par une violence larvée, cachée sous le sceau des anonymats réfugiés ici et là par des blogs, des pseudonymes aux récurrences d’infortune. Si depuis nombre d’années, le maire, l’instituteur, les parents, le moindre individu qui pourvu d’une autorité institutionnalisée s’est vu rabroué ou seulement mis au banc des incapables c’est bien parce que des formules peu gracieuses telles que « « Casse-toi pauvre con » ou « le kwassa-kwassa qui amène du comorien » et encore  « les gaulois réfractaires au changement » ont crevé l’écran.

Bien sûr qu’il faut dénoncer l’inaction, les fautes politiques ou donner notre avis contradictoire, mais ce n’est rendre service à personne et encore moins à l’action publique que de taper incessamment sur celle ou celui qui détient le pouvoir et auquel on voudrait le ravir. Car tout est là. Au moment où les enjeux locaux se font jour et puisque les valeurs morales de notre société sont toujours montrées du doigt dans les moments importants, n’est-il pas de mise de regarder de plus près le vrai mobile de celles et ceux qui prétendent accéder aux responsabilités ? Est-ce pour briller, connaître son heure de gloire, faire résonner son timbre de voix plus fort que les autres, regarder du plus haut celles et ceux d’en bas, voire s’offrir un piédestal pour « péter » plus haut que son cul ?

Alors que notre pays et ses collectivités ont besoin de renouer avec l’efficacité de l’action publique, de rassembler les forces qui peuvent entreprendre là où elles n’attendent que d’émerger, laissons les aboyeurs faire leur tapage et retrouvons avec loyauté, responsabilité et sans angélisme le sens commun d’un quotidien partagé. C’est ce qui m’apparait aujourd’hui comme une urgence salutaire pour le Lavandou !

Jean-Laurent Félizia

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